Monday, April 14, 2008

Relative

Je finis avec les photos de Pourim et je passe aux territoires en friche de la Cisjordanie meurtrie.
En parlant de Jordanie, je dois y'aller mercredi pour faire renouveller mon visa. Je ne sais pas encore si je vais bénéficier de celui de trois mois, mais si ce n'est pas le cas je crains d'être très embétée, vu les projets amorcées.
Ce matin je suis allée sur la route de Ramallah. Celle coupée en deux depuis Jérusalem, par un mur recouvert de barbellés. Il sillonne ainsi des kilomètres de ce qui était la route de Ramallah il y a encore peu de temps. Aujourd'hui pour rejoindre cette ville marginalisée par le GRAND JERUSALEM, http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_de_J%C3%A9rusalem il faut prendre des routes qui bifurquent soient par des checkpoints insupportables, soient par des routes que l'on appelle "du feu", "en territoire", interdites"... qui bien sure sont plus longues de plusieurs kilomètres. Et parfois ponctuées de flying checkpoints aussi. Après tout pourquoi pas, ça ne coûte que 3 milliards par an. Un savant calcul de découpage des territoires, de consommation inconsidérée d'essence, et d'extrême incohérence logistique. Sans doute ce qui éxaspère le plus les Palestiniens, ou les arabes israéliens.
Hier je suis allée sur Jéru en stop , ce qui est obligé dans la mesure où les bus depuis Bethléem ne circulent que jusqu'à 19h. Un jeune arabe de Betanina,en banlieue de Jéru, m'a conduite jusqu'à la porte de Damas, le QG du quartier arabe de la vieille ville. Il m'a gentiment expliqué que le système israélien d'enfermement des villages dans des enclaves inaccessibles, ne fonctionnait pas comme il le voulait. Tout simplement parce que briser une famille,un clan, un peuple,ça demande plus que quelques barbelés.

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