Tuesday, April 29, 2008

Rencontre










Lors de la balade à Wadi Fukin cette gamine a observé notre conversation avec les colons... plutôt sceptique.

Immigration> Bateau>Terre promise


Il y a de toutes les epoques, des images qui en disent long sur la souffrance de la terre du Croissant Fertile.

google translator said

My visit to Jordan to renew my visa happened perfectly. As is often said, Bedouin are a people "incroyaaaaaaablement nice" ... apart from that they hate Arabs, abuse and die tourists no longer have land, it is quite true. I visited Petra by mule, free, I ate free, I even had a magnificent stone of Eilat, or turquoise Jordanian free. An atmosphere of anarchist country, where people are plagued by boring more than anything else. Strange combination of freedom, Islamic dictatorship and ancestral history. The return was much less ideal. The border has done so in ways, and this time far more oppressive than the airport in Tel Aviv. Questions very pesonnelles and poorly placed on religion, on my family, my beliefs in the state of Israel, short of fierce legitimacy. After a certain point of tolerance of their paranoid and their terror of Arabic, one begins to find it painful and there hell begins. Finally, 7 hours on a bench of the desert border between Jordan said Arava and Negev. These 7 long hours spent waiting literally, that one accepts me in the territory, to see German tourists spend in 5 minutes, made me miss the bus. The only bus in the afternoon which was to bring me on Jerusalem, 500 km away. Then starts the long road in the sandy wind of the National Eilat / Jérsalem. 5-hour stop, insolation, improbable encounters, ranging from instit 'proletarian disappointed by the Israeli left, the descendants of obese Americans who eat chips soaked in the juice cream butter with coca of course . I arrived in Jerusalem late and in a shock that I had not anticipated. The questioning of the Israeli police had been right in my cynicism. I was wasting my breath. I handed over my troubles with the usual fatalism. I am back in my refugee camp, in my NGO, in my house Bethhléem in occupied territories. And only then I realized that live abroad. Again I was in transit. A three-month visa in my bag, but why and for whom? This is not for nothing that I have received just returned from my trip, my mail coordinator, who said he would rethink and photo workshops established. After all, it was necessary to look at the truth in the face, it was not at all. The kids arrive late, the courses are not taught the material is not maintained, in short work of Arabic! It took 36 rdv in 24 hours, t here I am part for 6 to 8 weeks of training for adults, black room, scanning and photoshop. From the photo, the real. My personal productions accumulate, time, the taste for the editing of images, make me seriously lacking and I will be able to publish 12 books on the fertile crescent by my return to earth metropolitan. I found an abandoned kitten. I gave him milk to the syringe, I slept with 2 nights for it is hot. He died last night. I've buried under an olive tree. Today is a day I think fairly representative of what Palestine in the minds ... A heat worthy of what everyone thinks of Arab countries, olive trees are budding and Jews in the countryside to explore the lands where they will build their future settlements. At a time when I wonder about the turning point that will take my career as a volunteer, now that I did halfway and it is time to see farther, I think of writing to 'edition, to flee as well. Enough to tell, see.

Sunday, April 27, 2008












Jérusalem est juste incroyable.






La nuit, elle recèle de merveilles incongrues...






On se lassera jamais de la créativité de l'homme. Devinez où je suis.










Tel Aviv, nuit de Pourim

Friday, April 25, 2008

Mon séjour en Jordanie pour mon renouvellement de visa s'est passé à merveille. Comme on dit souvent, les Bédouins sont un peuple "incroyaaaaaaablement gentils"... mise à part qu'ils détestent les arabes, abusent les touristes et meurent de ne plus avoir de terres, c'est assez vrai. J'ai visité Petra à dos de mule, gratos, j'ai mangé gratos, j'ai même eu une magnifique pierre d'Eilat, ou turquoise jordanienne gratos. Une ambiance de pays anarchiste, où les habitants sont en proie à  l'ennuie plus qu'à n'importe quoi d'autre. Étrange combinaison de liberté, de dictature islamique et d'histoire ancestrale. 
Le retour a été beaucoup moins idéal. Le poste frontière a encore fait des manières, et cette fois autrement plus oppressantes, qu'à l'aéroport de Tel Aviv. Des questions très pesonnelles et très mal placée sur la religion, sur ma famille, sur mes croyances en l'état d'Israël, bref des acharnés de légitimité. Passé un certain point de tolérance de leur parano et de leur terreur de l'arabe, on commence à trouver ça pénible et là l'enfer commence. Finalement, 7 heures sur un banc du poste frontière entre désert jordanien dit de Arava et le Neguev.
Ces 7 longues heures passées à attendre littéralement, que l'on m'accepte sur le territoire, à voir passer les touristes allemands en 5 minutes, m'ont fait rater le bus. L'unique bus de l'après midi qui devait me ramener sur Jérusalem, à 500 km de là. Alors démarre la longue route dans le vent sablonneux de la nationale Eilat/Jérsalem. 5 heures de stop, une insolation, des rencontres improbables, allant de l'instit' prolétaire déçue par la gauche israélienne, aux obèses descendants d'américains qui mangent des chips trempées dans de la crème de jus de beurre, avec du coca of course.
Je suis arrivée à Jérusalem très tard et sous un choc que je n'avais pas anticipé. L'interrogatoire de la police israélienne avait eu raison de mon cynisme. Je perdais mon souffle. Je me suis remis de mes déboires avec le fatalisme habituel. Je suis retournée dans mon camp de réfugiés, dans mon ONG, dans ma maison de Bethhléem, en territoires occupés. Et c'est seulement là que j'ai réalisé vivre à l'étranger. À nouveau j'étais en transit. Un visa de trois mois dans mon sac à main, certes, mais pourquoi et pour qui ?
Ce n'est pas pour rien que j'ai reçu à peine rentrée de mon séjour, un mail de ma coordinatrice, qui disait vouloir repenser et les ateliers photo mis en place. Car après tout, il fallait regarder la vérité face, ça n'allait pas du tout. Les gosses arrivent en retard, les cours ne sont pas appris, le matériel n'est pas entretenu, bref, travail d'arabe !!!
On a donc eu 36 rdv en 24 h, t me voilà partie pour 6 à 8 semaines de formation pour adultes, chambre noir, scanning et photoshop.
De la photo, de la vraie.
Mes productions personnelles s'accumulent, le temps, le goût pour l'editing d'images, me font gravement défaut et je devrai pouvoir éditer 12 bouquins sur le croissant fertile d'ici mon retour en terre métropolitaine.
J'ai trouvé un chaton abandonné. Je lui ai donné du lait à la seringue, j'ai dormi avec 2 nuits pour qu'il est chaud. Il est mort hier soir. Je l'ai enterré sous un olivier.

  Aujourd'hui est je crois un jour assez représentatif de ce qu'est la Palestine dans les esprits...
Une chaleur digne de celle que tout un chacun s'imagine des pays arabes, des oliviers qui bourgeonnent et des juifs en campagne pour prospecter les terres où ils vont construire leurs prochaines colonies.
 
A l'heure où je m'interroge sur le tournant que va prendre ma carrière de volontaire, maintenant que j'ai fait la moitié du chemin et qu'il est temps de voir plus loin; je pense à l'écriture, à l'édition, à fuir aussi. 

Suffit de raconter, voyez plutôt.


Monday, April 14, 2008

Relative

Je finis avec les photos de Pourim et je passe aux territoires en friche de la Cisjordanie meurtrie.
En parlant de Jordanie, je dois y'aller mercredi pour faire renouveller mon visa. Je ne sais pas encore si je vais bénéficier de celui de trois mois, mais si ce n'est pas le cas je crains d'être très embétée, vu les projets amorcées.
Ce matin je suis allée sur la route de Ramallah. Celle coupée en deux depuis Jérusalem, par un mur recouvert de barbellés. Il sillonne ainsi des kilomètres de ce qui était la route de Ramallah il y a encore peu de temps. Aujourd'hui pour rejoindre cette ville marginalisée par le GRAND JERUSALEM, http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_de_J%C3%A9rusalem il faut prendre des routes qui bifurquent soient par des checkpoints insupportables, soient par des routes que l'on appelle "du feu", "en territoire", interdites"... qui bien sure sont plus longues de plusieurs kilomètres. Et parfois ponctuées de flying checkpoints aussi. Après tout pourquoi pas, ça ne coûte que 3 milliards par an. Un savant calcul de découpage des territoires, de consommation inconsidérée d'essence, et d'extrême incohérence logistique. Sans doute ce qui éxaspère le plus les Palestiniens, ou les arabes israéliens.
Hier je suis allée sur Jéru en stop , ce qui est obligé dans la mesure où les bus depuis Bethléem ne circulent que jusqu'à 19h. Un jeune arabe de Betanina,en banlieue de Jéru, m'a conduite jusqu'à la porte de Damas, le QG du quartier arabe de la vieille ville. Il m'a gentiment expliqué que le système israélien d'enfermement des villages dans des enclaves inaccessibles, ne fonctionnait pas comme il le voulait. Tout simplement parce que briser une famille,un clan, un peuple,ça demande plus que quelques barbelés.

Tuesday, April 8, 2008

Double JE






Les jours passent et se ressemblent enfin.

Une fois que j’ai compris quelles étaient mes priorités j’ai imprimé un rythme tout à fait nouveau et tout à fait idéal. Encore une fois il est facile de se définir dans l’idéalisme dans un pays en guerre, en travaillant comme bénévole etc. Mais ce qui ne l’était pas c’était d’assumer être partie pour rencontrer cette face malade du monde où je pourrai exercer mon pouvoir de persuasion, distribuer de mon amour débordant et faire face au monde arabe, mon monde arabe. C’est encore l’islam que je vais blâmer mais le disait de Beauvoir, une révolution féministe est d’abord une révolution sociale. Tant que le peuple reste divisé, le pouvoir reste dans les mains du plus vil. Il en faut du courage pour braver la stupidité des hommes.

Je ne me sens pas plus militante aujourd’hui qu’en arrivant. Mes déboires professionnels (après 2 nuits blanches pour Pourim) m’ont renvoyé des questionnements existentiels qui pour une fois valaient la peine d’être soulevés. Adriane ne pourra pas me contredire la dessus. Une fois que l’on est obligé ce faire ce choix la, la profession, le reste se délite. Au moins pour quelques temps. Il faut bien dire que mon choix à moi est resté très ouvert et qu’encore aujourd’hui je ne suis soumise ni à la pression sociétale ni à celle financière (merci le RMI). Mais c’est un luxe qui me coûte. Ceux s’intéressent à la question d’assumer d’être libre le savent.

 On sait tous aujourd’hui que l’enfer c’est les autres. Pas seulement parce qu’ils demandent d’être excessivement hypocrite mais surtout parce qu’ils demandent d’être flexible. Jusqu’à la brisure parfois. Hier ma colocataire Sandra m’a avoué détester la façon qu’avait Yohanna , mon autre colocataire, de lui parler. Sèchement, avec autorité. Le plus étrange c’est qu’elles s’adorent et passent le plus clair de leur ensemble. Dans ces paroles j’ai entendu comme une remontrance qui m’était adressée, un vieux fantôme de complexe ; de ces temps où il fallait que je m’adoucisse sans cesse, que je devienne celle qu’il faut.

Je crois aujourd’hui qu’enfin j’ai trouvé le moyen de me faire accepter telle que je suis, ou en tout cas celle que je veux être. Sachant que de toute évidence, je ne me supporterais pas 5 min si je devais me rencontrer.

 

Pour reparler de mon rôle en Palestine, c’est-à-dire la raison de mon exil, et il se dessine comme je l’ai toujours pressenti : avec ambition, opportunisme, flegme et prétention.

J’ai trouvé un job à Jérusalem. Comme dit ma chère mère, « laisse le bénévolat aux retraités ». J’en conviens, ces paroles ne correspondent pas aux récits dramaturgiques qui relataient mes aventures en terres saintes. Mais sachez que l’aide sociale et humanitaire est un métier et que les palestiniens n’ont que foutre de mon approche révolutionnaire de l’apprentissage de la photo ne les intéressent guère. Il m’a fallu rencontrer le boss de l’ONG, le pater familias du camp, si je puis dire, pour comprendre que le malentendu avec Anne, dont tout le monde se souvient n’est ce pas, était intrinsèque aux travail des internationaux dans les ONG. Il n’est pas possible de concevoir une autonomie palestinienne dans de telles conditions. À savoir que ma branche de l’ONG a été créée, et est dirigée par 3 européennes. Mon défi est aujourd’hui placé dans la résistance, non contre l’occupation, mais bel et bien contre la schizophrénie du pays. Vivre et travailler de part et d’autre du mur.

 

J’ai donc accepté un job (en parallèle à celui de Bethlehem, qui consiste aujourd’hui à former un palestosse à prendre ma place comme animateur d’atelier) à Jérusalem ouest. Une offre de chef de projet à la réfection du site et de l’identité visuelle du Centre Culturel Français de l’ouest. Car comme je l’ai déjà dit et pour ceux qui ne suivent pas, ils existent 2, CCF, un à l’ouest un à l’est. D’un côté les Arabes, de l’autre, les juifs, of course. Je précise que je fréquente les deux, car les programmations diffèrent beaucoup et elles sont toutes de qualités. Par exemple ce soir, concert de guitares flamencas avec le célèbre joueur Ernesto de Paolo di Guitarra. Ou un truc du genre.

Il me faut donc encore faire des photos, celles à ajouter au site du CCF par la suite. Et puis encore boire du pinard d Galilée ou du Golan, raconter sa life à des israéliens francophones, moitié fasco, moitié gaucho… tremper des lamelles de carottes dans de sauces mayonnaises industrielles… faire preuve de modestie face à l’impérialisme de la souffrance que se sont octroyé les descendants de la Shoah. Bref, n’être personne parmi le peuple élu.

 

Beaucoup plus amusant cette fois, encore que Sandra ne soit pas amusée du tout : la parano de ma propriétaire catholique extrémiste. Elle voit des hommes rentrer et sortir de chez nous en pleine nuit, c’est sur les métros sexuels courent les rue de Bethléem. Elle s’en prend à Sandra en parlant tout bas, « ça pue ici, ça pue », « I saw a man, I saw a man », « il faut ranger, hein, il faut ranger… » ou encore, « venez donc faire du ménage chez moi, j’ai les genoux douloureux… » une vraie plaie cette femme, la sorcière Caraba en personne. Surtout que son incroyable hypocrisie a cours avec autant de tact que dans un épisode des Desperate Housewives. Elle vient me faire sa scène de malheureuse palestoche sous occupation, et va ensuite pourrir Sandra prétextant qu’elle est mauvaise chrétienne. Sans doute ma nationalité joue-t-elle en ma faveur, l’Égypte copte comme rêve américain pour cette pauvre vieille que sais je ???

Les photos sont celles de Pourim, la fête qui célèbre le salut des juifs sauvés par Esther. Je n’en sais pas plus. J’ai fait la fête comme tout le monde (bon d’accord les arabes ne fêtent pas Pourim) et j’ai bu. La coutume voulant que pour ces jours de festivités, les jeunes boivent jusqu’à rencontrer dieu. Funny, isn’t it ?

La plupart rencontre des gonzesses, des chiottes sales et des lits plein de vomi. Dieu, je ne sais pas trop, ma foi, pourquoi pas.

Je suis donc allée à Jérusalem, dans un parking géant, assisté à une teuf éléctro pas trop mal. Tout le monde est déguisé, la coutume aussi évidemment. Le second jour et la seconde nuit blanche, je suis allée à Tel Aviv, la bulle. Sur le toit d’un gentil VI (volontaire internationale) de l’ambassade. Une grosse soirée qui a fini dans un snack 24/24 sordide, puis dans un jardin public à regarder les ultras (orthodoxes, vous savez ceux font vœu d’abstinence et qui laissent leurs femmes et enfants sans de quoi bouffer parce qu’ils prient toute la journée) faire jouer les gamins au parc entre 5 et 7h du mat’. Ces femmes corvéables à merci par ces hommes trop religieux, s’occupent pour la plupart de 3 à 6 ou 7 enfants. Elles font vivre la famille avec des dons de comités de soutien etc. Cette couche « ultra » de la société israélienne survit grâce à sa reconnaissance auprès de la nation juive. La nation juive, oui.

Une dernière chose. Pour tous ceux qui n’en croyaient pas leurs yeux de ne pas me voire rentrer avec je ne sais quelle maladie tropicale, et bien soyez rassurés, j’ai passé deux heures à la clinique hier soir pour une cystite qui commençait à me rendre flippée.

One tab twice a day, miss, is that OK ?