Monday, February 25, 2008

Sunday, February 24, 2008

SITES TO VISIT

Je sais qu'il n'est pas évident pour nous français, parisiens, provinciaux, intellos, bobos, de nous lancer dans l'actualité du Moyen Orient, elle est très compliquée et surtout très mal médiatisée. Je sais aussi que vous appréciez ce blog parce qu'il vous offre une alternative. Mais je ne peux pas, et ce ne serait pas honnête de toute façon, laisser de côté les aspects les plus âprement cruels et enrageants que sont les injustices subies par le peuple Palestiniens. J'ai donc ajouté une liste de liens tous très intéressants, concernant le pays où je vis, sa situation, son actualité vue de l'intérieure et ses sites pro peace. À vous de voir si vous voulez ou non y jeter un coup d'oeil. Les faire circuler et puis rester rebel(le)s pour de vrai raisons. N'oubliez jamais que mon combat n'est pas celui des palestiniens, mais celui du coeur qui bat.
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE
love you all*
I know it is not clear to us french, Parisian, Provincial intellos, and westernized, to feel concern about the Middle East news, it is very complicated and very poorly publicized. I know that you like this blog because it offers an alternative. But I can not, and it would not be fair to leave aside the most bitterly cruel and enrageants that the Palestinian people is undergoing. So I added a list of links all very interesting, concerning the country where I live, its location, its news for the domestic and peace pro sites. You can chose to have a look or not. To make them circulate and then stay rebel for real reasons. Never forget thet my battle is not the Palestinians one, it is a heart beat battle.
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE
Love you all *

Saturday, February 23, 2008

Auto-suggestion-auto-conviction-automatique et autonomie

Depuis quelques jours, un miracle a lieu, une sorte de magie s’est emparée de moi. Quelque chose que je savais possible, mais qui demeurait étranger ; le réglage de l’horloge biologique.
Marrez vous.
Aujourd’hui j’ai battu mon propre record avec un éveil à 7h20, je n’ai même pas osé me sortir du lit, celui où je dors avec Sandra de peur de la réveiller. J’ai donc regardé ma montre, ses aiguilles et fini de rêvasser en comptant les secondes de la trotteuse. Il s’est passé trop de chose pour que je me permette des détails, je vais me contenter de l’essentiel sachant que ma haine a commencé avec la colonisation.
Depuis que je suis installée dans un chez moi, mon activité au centre s’est considérablement accélérée. Tout est même allé un peu trop vite. J’ai voulu faire démarrer les ateliers photo avant même d’avoir défini un programme. A vrai dire je m’ennuyais un peu et soit je me mettais au défi de mettre en place les workshops auxquels je pense depuis 3 mois, soit je tombais le mauvais rôle du volontaire qui ne sait pas quoi faire et qui attend qu’on lui jette des missions, par mail si possible, pour éviter toute confrontation physique avec le staff du centre qui vous teste sur les premières semaines. Après quelques jours de doute terrible j’ai fini par reconsidérer avec aplomb ma présence ici. Montrant ainsi que je n’étais pas venue pour un stage d’observation ni à cause d’un mal de culpabilité envers les opprimés. La bonne tournure des choses ici est un art tout particulier. Aux amateurs d’autogestion et d’anarchie, sachez que cela demande une quantité d’énergie incommensurable et une patience sans limite. Car si souvent les bonnes lois de la nature se vérifient et que le droit d’aînesse fonctionne, dans le pays des lois (haha) en Palestine en tout cas, elles n’ont pas toutes réussies à se faire respecter. Souvent les mauvaises surprises, celles ennemies du bon sens, viennent malgré ma vigilance, se planter dans mon dos comme autant de petites fléchettes. Il faudra donc beaucoup d’adresse pour les retirer, une par une, bien sure.
Les ateliers ont donc bel et bien commencé. Loin du regard paternaliste des Gobelins qui ignore mes mails et mes relance de partenariat. Sans doute le big boss de la chambre de commerce est il juif.
Nous y pratiquons l’enseignement de la photographie numérique. Car pour l’instant les locaux de la chambre noire sont en cours de nettoyage et surtout parce que le but de cette année et de 2009 pour le centre, c’est de former les jeunes à une réalité professionnelle. Aujourd’hui, les médias sont beaucoup moins présents, influents et pesants en Palestine que partout ailleurs dans le monde et les jeunes générations (52% de la population de Palestine a moins de 18 ans). Le tout numérique, la pollution par l’image, le Beigbedisme n’existe pas. Il faut donc trouver un moyen de faire comprendre a ce petit monde que la photo n’est pas qu’un jeu, que ça a un coût, un gros coût même et que notre présence ici se justifie autrement que par la culpabilité occidentale. Surtout pour les vilains petits canards comme moi, qui n’ont ni dieu ni maître.
Je ne sais pas par quoi vous dire. Dois-je remonter dans le temps ou bien narrer mes émotions par intensité. Je peux dire déjà que tous les mardis et samedis (sachez que la semaine commence le dimanche après shabat pour les juifs et vendredi pour les muslims) je vais à l’A.I.C. l’alternative information center de Bethléem. Ils y projettent des documentaires souvent très percutants et souvent très durs à avaler : les enfants jeteurs de pierres en prison à 12 ans, les réfugiés de Somalie et du Soudan qui crèvent dans les rues de Tel Aviv, des chiffres, des images, des larmes, des coups de sang. Un vaste programme qui se cache et qui emploie tous ses moyens, aussi minces soient-ils pour diffuser et faire connaître LES vérités sur ce conflit aux allures jumelles de l’Apartheid. Cet endroit m’a fait rencontrer pas de mal de monde, des Eucuméniques qui surveillent les abus aux check points, des instits qui essaient de conserver l’arabe en première langue dans les écoles devant l’anglais, des alcooliques, des bureaucrates, des déçus, des blasés, des plein d’espoir.

Pour ma part il a contribué à me faire garder une once de colère assez vive, pour ne pas céder à la mode du renoncement à s’engager. Parce que comme je l’ai dit un soir où l’on a voulu m’empêcher de faire venir un photographe Israélien au centre, je ne vais pas faire semblant d’être venue parce qu’on me proposait un super job bien payé. Non. Je suis venue prôner une paix qui est celle de la rencontre et de l’acceptation des faits. Les Israéliens sont là. Certes il est temps d’arrêter l’occupation mais aussi d’arrêter de croire qu’ils vont s’en aller. L’une et l’autre idée se marche sur les pieds sans penser qu’il s’agit de pouvoir faire avec. Je ne peux pas boycotter Israël. Je ne peux cautionner l’islam d’aujourd’hui. Des concepts qui ne vont pas dans le sens des événements c’est certain, et cela me coûte souvent remontrances et dénigrements. Pourtant je ne céderai pas à l’envie d’être militante aveugle. Car si reprend depuis le début ; ce conflit est un monstre d’incohérences et de mythologies. Le problème de la majorité des Arabes c’est tout de même qu’ils sont musulmans, et au jour d’aujourd’hui ça les handicape très sérieusement.

Pour parler de trucs plus cool, hier je suis allée sur un terrain à Bet Sahour en banlieue de Bethlehem où une asso s’occupe de recréer des terrasses contre la descente des terres dans la vallée. Avec pour but de reboiser des oliviers pour qu’à terme la terre s’occupe d’elle toute seule. C’est un peu ce qu’on fait tous ici. Faire en sorte qu’après notre départ les éléments soient autonomes (colonie colonie ni ni ni…). Seulement à voir comment les gens du coin s’occupent de leur terre, je ne présage rien de bon. Nous étions proche d’une route qui s’élançait en dehors de la ville, à la limite de celle-ci, dans la campagne désertique mitoyenne des dernières maisons. Et bien sur les bords de cette route s’amoncelaient des tonnes de gravats et déchets. Un bien triste constat qui est sans doute le même dans 70% des pays du monde. Mais je ne crois pas que j’en aurai un autre si j’avais été ailleurs. L’environnement est depuis que je suis gosse, quelque chose qui me chagrine et auquel je ne peux pas grand chose. Pour certains et c’est sans doute très vrai, la très proche et très attendue révolution verte, va devenir le dernier moteur des pays riches pour rester dominants des pays pauvres. Et pis c’est tout. Mais puisque j’avais dit que je dirai des trucs cool je voulais préciser que piocher la terre meuble et prendre (enfin) le soleil a été un vrai bonheur. Je vous paysage avec les paysages.
Mercredi dernier je suis allée à la cinémathèque française de Jérusalem, où Vale the Queen me fait entrer d’un coup d’invitation consulaire. S’y trouvait projeté le documentaire hyper chiant mais très émouvant d’Alain Fleischer (le directeur du Fresnoy) sur la vie ma vie de Jean Luc Godard. Pauvre Godard qui n’a pas et ne sera pas juif. Jamais.
Je me suis faite engager sur ces entrefaits par le directeur CCF Romain Gary de Jérusalem (centre culturel français) pour prendre quelques photos, non payées bien sure (avez vous oublié que la pratique de la photographe est un acte non reconnu et donc bénévole) avec le petit compact de Vale, et bien non je ne promène pas mon appareil partout, surtout quand je vais à des dîners (oui parce que j’ai aussi été invité à dîner avec le consul général et toute la clique) officiels où je suis invité sur carton.
http://www.forumdesimages.fr/fr/alacarte/htm/ACTUALITE/FLEISCHER.htm
http://lefresnoy.net/

Je me suis donc faite un peu connaître, de ces messieurs les notables, on a très bien mangé cela dit, moi j’adore les dîners.
A part ça il a encore neigé et mon premier cours de photo a été un vrai fiasco car quand il neige c’est un peu comme à Montpellier, personne ne va bosser. Je suis donc resté avec Larry à attendre, en trépignant. Je me suis pour le coup permis une remise des pendules à l’heure avec les jeunes la séance d’après car, bordel, ce n’est pas parce que les cours sont gratuits qu’il faut se la jouer trop free non plus.
Je ne suis pas encore allée visiter les environs, je n’ai pas le temps, par d’argent. Peut être irai je à Ramallah, bientôt, il paraît que c’est une très belle cité, et je dois y trouver un magasin qui vend tous les logiciels crackés du monde à 15 SIL (3 euros).
Pour le reste je ferai ma touriste avec Pierre qui est très chanceux d’arriver jeudi prochain le premier jour le plus chaud prévu de 2008 à Jérusalem.
A tous ceux qui voudrait venir visiter les parages, soyez les bienvenus, le pays est beau et la lumière merveilleuse. Israël est de l’autre côté du mur, elle ne nous verra pas.

HERE A BAD TRANSLATION FROM GOOGLE:

In recent days, a miracle took place, a kind of magic took control of me. Something that I knew, but which remained foreign, the setting of the biological clock.
OK laugh..
Today I beat my own record waking up at 7:20, I did not even dare get out of bed, fearing to wake Sandra who I share the room with. So I looked at my watch, stared at the hands, and daydreamt, counting the seconds away.
Too many things have happened to detail, so I'll keep the essential knowing that my hatred began with the colonization.
Since I moved in my new home, my work at the center has accelerated considerably. Even went a little too fast. I wanted to start the photo workshops before even having identified a program. Actually I got a little either and I put the challenge of setting up the workshops which I think since 3 months, I got the wrong role of the volunteer who does not know what to do and that he is waiting casts missions by mail if possible, to avoid physical confrontation with the staff of the centre, which is testing you on the first few weeks. After a few days of terrible doubt I ended up with strength reconsider my presence here. Showing and I did not come for a period of observation or because of a lot of guilt against the oppressed. The auspicious continuity of things here is a very special art. For lovers of anarchy, know that this requires an immeasurable amount of energy and patience without limit. Because so many good laws of nature are verified and that the right birthright works, in the country of Laws (haha) in Palestine, in any case, they do not all manage to gain respect. Often unpleasant surprises, the enemy of common sense, come despite my vigilance, crashed into my back like so many small darts. This will require great skill to remove them, one by one, well sure.
The workshops have well and truly begun. Far from the eyes of paternalistic Gobelins that ignores my emails and my revival partnership. No doubt the big boss of the chamber of commerce there is a Jew.
We practice the teaching of digital photography. For the moment the premises of the dark room is being cleaned and foremost, because the purpose of this year and 2009 for the center is to train young people to a professional reality. Today, the media are much less present, and influential in Palestine cumbersome than anywhere else in the world and the younger generation (52% of the Palestinian population is under 18 years). The all-digital, pollution from the picture, Beigbedisme does not exist. We must therefore find a way to understand what a small world that the picture is not a game, that it has a cost, a heavy cost and that our presence here is justified by means other than Western guilt. Especially for black sheep like me, who have neither god nor master.
I do not know what to say. I can already say that all Tuesdays and Saturdays (please note that the week begins on Sunday after shabat for Jews and Friday for muslims) I go to AIC The alternative information center of Bethlehem. They are planning documentaries often very sharp and often very hard to swallow : children stone throwers in prison, refugees from Somalia and Sudan who die in the streets of Tel Aviv, numbers, images, tears, bloody beatings. An extensive programme hiding and employs all its capabilities, as thin as they may to disseminate and publicize THE truths about the conflict with the twin allures of apartheid. This place made me meet no harm in the world, Eucuméniques who monitor abuses at checkpoints, instits who try to keep the first Arabic language in schools before the English, alcoholics bureaucrats, disappointed, bored, hopeful.

For me it has helped me keep an ounce of anger deep enough, not to yield to the mode of renunciation commitments. Because as I said one evening where we wanted to help bring Israeli photographer at the centre, I am not going to pretend to be coming to me because they offered a super job well paid. Not. I came advocating a peace that is the meeting and the acceptance of the facts. The Israelis are there. Certainly it is time to stop the occupation but also to stop believing that they are going to go. Both idea to walk on his feet without thinking that they are able to do with it. I can not boycott Israel. I can not endorse Islam today. Concepts that will not in the sense of events for sure, and it often cost me admonitions and vilification. Yet I do not hand over to the militant desire to be blind. Because if begins again, this conflict is a monster of inconsistencies and mythologies. The problem of the majority of Arabs it's just that they are Muslims, and today the crippling it very seriously.

To talk about more things cool, yesterday I went on a field at Bet Sahour on the outskirts of Bethlehem where a combination handles recreating terraces against the descent of land in the valley. With aim to replant olive trees for the land that ultimately cares for its own. It's a bit what we do all here. Ensure that after our departure the elements are autonomous (colony colony nor nor nor…). Just to see how the locals deal with their land, I do not bode well. We were close to a road that s'élançait outside the city, on the edge of it, in the desert campaign of the last terraced houses. And on the edge of the road increased tons of rubble and waste. A very sad observation that is probably the same in 70% of the world's countries. But I do not think I will another if I had been elsewhere. The environment is since I kid, something that hurts me and I can not much. For some, and it's probably very true, very close and long awaited green revolution, will be the last engine of rich countries to remain dominant in poor countries. And worse is all. But as I said I say cool things I wanted to draw clear that the loose soil and take (finally) the sun was so happy. I landscape with landscapes.
Last Wednesday I went to the French Cinematheque in Jerusalem, where the Queen Vale brings me a coup d'consular invitation. There were screened the documentary hyper boring but very moving Alain Fleischer (the director of Fresnoy) on the lives of my life Jean Luc Godard. Poor Godard who has not and will not be Jewish. Never.
I made engage on these entrefaits RTC by the director of Jerusalem Romain Gary (french cultural center) to take some photos, although not paid for sure (have you forgotten that the practice of photographer is an act not recognised and therefore volunteer) the small compact Vale, and I not be not my camera everywhere, especially when I go to dinner (yes because I have also been invited to dinner with the Consul General and the whole clique) official asked where I on cardboard.
Http://www.forumdesimages.fr/fr/alacarte/htm/ACTUALITE/FLEISCHER.htm
Http://lefresnoy.net/

So I made a little known, these gentlemen notables, it was very well eaten however, I love my dinner.
Apart from that he still snowed in during my first picture was a real fiasco because when it snows it's like in Montpellier, nobody is going to work. So I stayed with Larry in the pipeline, trépignant. I move for a go-around in time with young people after the meeting because, brothel, it is not because the courses are free of the need to play it too free either.
I am not yet gone look around, I do not have the time, money. Maybe I go to Ramallah, soon, it seems that this is a very beautiful city, and I have to find a store that sells all software in the world cracked 15 SIL (3 euros).
For the rest I will do my tourist with Pierre who is very lucky to arrive next Thursday on the first day the hottest planned 2008 in Jerusalem.
To all those who wished to visit the area, welcome, the country is beautiful and wonderful light. Israel is on the other side of the wall, it will not see us.


Saturday, February 9, 2008

sAfAriing












Il fait beau, je mange des mandarines délicieuses à moins que se soient des clémentines... les mandarines sont plus grosses, non ? Marchés, balades, soleil éblouissant, enfin le Moyen Orient me tient ses promesses, tout va mieux. De manière général je me trouve une place, pas partout pas avec tout le monde. On est toujours l'idiot de quelqu'un. Je reviens doucement à la photo, comme objectif premier. Le but de l'affaire à vrai dire. Mais encore une fois sans vraiment savoir où sont les limites du bénévolat, de l’action solidaire, de l’apprentissage personnel et du goût pour l’aventure plutôt malsaine de vis ma vie dans un camp de réfugiés. Je sais aujourd’hui que je suis seule dans le bateau. Je l’ai toujours su, mais qui n’a pas cru au compagnon de route qui surgit hors de la nuit pour essuyer toutes les déceptions à l’aide de morale bien sonnées. Mais les brunes comptent pas pour des prunes et je dois dire qu’en 10 jours les événements se sont soldés par des conclusions agréables. Une future colocation qui commence lundi, dans une maison du camp, mais très bien située, vue sur Bethlehem et salle de bain. C’est à peut près tout ce que je demandais. Il y a aura aussi des colocs. Larry, le canadien photographe qui bosse avec moi sur le projet, Sandra la brésilienne qui va s’occuper de gamins de la rue dans le camp et Kathi l’allemande idéaliste avec l’accent qui fait rire. Elle, en fait je ne sais pas trop ce qu’elle fait là. 250$ par mois à quatre personnes, avec sans doute une américaine du sud des US qui squaterait sometimes. Elle je sais qu’elle va bosser avec les femmes du camp. Vous savez dans une de ces démarches pro féminine qui veut que la mère de famille mariée à 15 ans se libère du fardeau de l’éducation de ses 6 enfants pour aller faire de la broderie artisanale équitable à faire vendre en France, ou bien à participer à des débats sur la communauté dans le camp, celle où les gosses savent mieux tirer à l’M16 que lire le nom de la maîtresse au tableau. Quand il y a un tableau. Pardon. I’m being sarcastic. Dans ma nouvelle maison. Il y aura même une cuisine et une machine à laver le linge. Amen. Après une bonne crise d’euphorie, tchoklayte bars and tea in front of a Golden Palm at Cannes Teleram selection DVD, je me sens à nouveau d’attaque pour mettre sur pied ces foutus ateliers photos. Ai rencontré le groupe de l’an dernier, une dizaine d’ados avec un anglais plutôt approximatif. Fille garçons, niveau complètement hétérogène. Je suis bien contente que Larry soit là, un mec exercera une autorité complètement différente. Bref. Je ne vais disserter, je ne suis venue ni pour faire le procès des militaires ignorants israéliens et de leur gouvernement, comment dit on ? fascistes ? ni pour faire celui des activistes pernicieux de Palestine. Quelques photos des gamins du camp qui tournent autour de la maison où j’ai logé cette semaine. L’un d’entre s’appelle Lieth prononcé à l’anglais ou bien Lif, c’est comme on veut de toute façon il n’a plus d’incisive, ou presque plus, alors sa prononciation reste difficile à déterminer.Un après midi on en a laissé rentré dans la maison en 4 min il étaient 8, ils n'aiment le chocolat à 80% de cacao, ne leur en donné pas. Optez plus pour des Kinder Bueno et si cela vous fais mal au coeur de donner du chocolat italien à des ptinenfans (pauvres) palestiniens n'hésitez pas à leur offrir des gauffrettes fourrées au beurre de cacao très, très sucrés.
N'empêche que certaines des photos sont de Leath (10 ans). Tant de cynisme pour un gamin qui récupère les chute de pain pita du falafelman le soir pour ramener à sa maison. Leith, si tu n'étais pas cleptomane édenté et illettré je te ramènerai bien avec moi.

Sunday, February 3, 2008

Israël ou le règne de l'utopie du bonheur raciste.




God bless Vale la reine de l'ouest !
Pour ceux qui savent pas qui est Vale, c'est mon amie de Paul Valéry, qui bosse au consulat comme attachée audiovisuel (yes please). Elle vit à Jérusalem Ouest comme vous le savez tous, Jérusalem est comme Berlin fut, une divisée. Avec ses Arabes mal traités d'un côté et ses Israëliens de l'autre. Et bien sur d'un côté le confort d'une vie on ne peut plus occidentale et de l'autre, des coupures de courant, des ordures mal ramassées, des commerces moins bien entretenus par la ville...
Mais malgré tout quand on aime sa mixité, rien de tel qu'un week end à Jérusalem pour ce requinquer. Je suis partie de Bethlehem vendredi soir, trop tard pour prendre un bus à la sortie du checkpoint. J'ai du faire du stop pour aller jusqu'en ville. C'est un bus de touriste vide qui m'a enmenée. Un gros bus moderne pour pelerins américains ou autres, comme sorti mystèriseument de derrière le checkpoint, pourtant énorme et construit de manière à faire croire que la moindre mouche ne passerait pas. Un chauffeur palestinien qui avait fini son service et qui rentrait à Jéru. Un arabe donc qui m'a parlé avec beaucoup de philosphie de la manière qu'avait Israël de traiter leur voisins palestoches (petite dédicace à Sarah de Tel Aviv). Un mur, des soldats, un moyen très efficace de faire chier le monde et de restraindre l'accès au commerce et d'empêcher les familles de prospérer.
Bethlehem est une ville qui se meurt, sinistrée, alors qu'elle a tout d'une ville d'orient magnifique, blanchie par les siècle de soleil et erodée par un temps infiniment cruel. J'ai du mal à dire que Jérusalem est magnifique, elle l'est sans aucun doute. Mais je suis jalouse de sa lumière, de son histoire et de son âme qui resiste à tout ces chambardements. Elle a une architecture et une allure qui me touchent et jamais auparavant une ville n'a comblé mes attentes d'un point de vue urbain, de cette manière. Elle ressemble a Athènes et au Caire, mais sans les quartiers d'affaires qui défigurent les cités. Sans cette misère inérente aux pays qui ont laissé le business prendre les rennes. Ni building BNP, ni tour Renault, ni aucune infrastructure suceptible de donner à la ville un air de megapôle. Combien de temps encore avant que cette dernière ne soit ruinée par l'argent, le sex, la consommation ? Aujourd'hui avec quelques expat' du consulat (mes nouvelles fréquentations, vive les Ferrero) nous avons fait un grand tour de la ville. Vallée du Silwan, juste là où est enterrée Marie, vous savez la maman de Jésus. D'ailleurs la photo juste dessus c'est Agathe devant la tombe du Christ, à Jéru donc, enfin devant le mur de l'église du Saint Sépulcre. Vous constaterez une paire de Palladium très ONGienne, mouillées, ainsi qu'une attitude légèrement crispée du au froid glacial.
Ensuite ce sont des photos de ma rue dans mon camp de réfugies préféré, ( à Bethlehem donc) aujourd'hui le jour d'après, (car mes brouillons de blog ne sont pas à jour). Voyez la lumière comme elle est merveilleuse !!!!

God bless Vale the Queen of the West!
For those unsure which is Vale is my friend of Paul Valéry, who bump at the consulate as committed Audiovisual (yes please). She lives in West Jerusalem as you all know, Jerusalem is like Berlin was a divided. With its badly treated Arabs on one side and Israelis on the other. Well on the one hand the comfort of a life could not be more western and on the other, power outages, poorly collected garbage, the shops less well maintained by the city ...
But anyway if you like its mix, there's nothing like a weekend in Jerusalem for this requinquer. I am part of Bethlehem Friday evening, too late to catch a bus at the exit of the checkpoint. I had to make the stop to go to city. It is an empty tourist bus enmenée to me. A large modern bus pilgrims to American or other, as mystèriseument out from behind the checkpoint, however huge and constructed to make us believe that any would not fly. A Palestinian driver who had finished his service and was returning to Jéru. An Arabic therefore that I talked with a lot of philosophy in the way Israel had to deal with their neighbors palestoches (small dedication to Sarah Tel Aviv). A wall, soldiers, a very effective way to the World chier restraindre and access to trade and to prevent families prosper. Bethlehem is a city that is dying, disaster, but it has everything to a city of East magnificent century bleached by the sun and erodée by an infinitely cruel. It's hard to say that Jerusalem is beautiful, it is without doubt. But I am jealous of its light, its history and its soul that resists any such upheaval. It has an architecture and speed that affect me and never before has a city filled my expectations of an urban perspective, in that way. It resembles a Athens and Cairo, but without the central business districts that disfigure cities. Without this inérente misery to those countries that have allowed the business to take the reins. Neither building BNP nor turn Renault, and no infrastructure likely to give the city an air of megapôle. How much longer before it can be ruined by money, sex, consumption? Today with some expat 'consulate (my new company, vive les Ferrero) we made a grand tour of the city. Valley Silwan, just where Mary is buried, you know the mother of Jesus. Besides the photo just below it Agathe front of the tomb of Christ, finally in front of the wall of the Church of the Holy Sepulchre. You will see a pair of very ONGienne Palladium, wet, and a slightly crispée attitude of the cold.
Second, it is a gallery of my street in my favorite refugee camp, today the following day (because my blog drafts are not up to date). See the light as it is wonderful!!