

Après avoir cru à tous les possibles, dans un pays qui n'en est pas un, voilà qu'il faut se refaire sa place dans la jungle psychédélique de la vie à l'occidentale.
Une si belle réussite cette Europe. Elle a tout pris, tout garder, tout cultiver, comment ne pas remercier nos aïeux ?
Ces salauds qui ont volé, l'or, le parfum, les femmes ?
Je suis donc rentrée de Palestine pour me consacrer à mes travaux de photographe; sur papier cette fois.
J'ai des milliers de photos qui méritent d'exister, de voir la lumière. N'était ce d'ailleurs pas son intérêt premier à la photo ? La lumière ?
J'ai vu et entendu trop de contradictions, d'espoirs vains et d'espoirs magnifiques pour ne pas présager un long et riche travail autour de la Palestine, d'Israël et de ces peuples prisonniers de leur humanités malades.
Pour finir avec ce chapitre de mon blog photographique, voici une série d'images prises toutle long de mon séjour et des portraits pris quelques semaines avant mon retour dans une tristement célèbre rue de Jérusalem, puisqu'elle est la rue du bulldozer fou, pour ceux qui ne savent pas, un palestinien de Jérusalem au volant d'un bulldozer de chantier dans un qurtier tranquille a pété un plomb il ya un mois, et s'en est pris aux civils, à une voiture et je sais plus quoi de plutôt catastrophique. Bilan, des juifs morts, un civil armé qui lui tire 3 ou 4 balles dans la tête, et 10 ans de bons et loyaux pretextes pour justifier l'occupation. Tout le monde est perdant, la balle dans le camp d'Obama.
Je ne suis pas assez politisée et encore moins convaincue par les politiques actuelles pour faire des commentaires intelligents sur la question de l'occupation. Il n'y a que ce que j'ai vécu et vu là bas qui seraient justifier de ma colère, de mon exaspération. J'ai du coup tenté les dernières semaines, de n'être que ce je suis, un oeil, une encadreuse de moment, une rendeuse de seconde au temps qui passe et qui nous échappe.
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