Saturday, May 10, 2008

NAKBA day






Il y a deux jours, l'événement tant attendu a eu lieu.
La NAKBA. La Catastrophe (je rapelle que SHOAH veut aussi dire catastrophe). http://fr.wikipedia.org/wiki/Nakba
La célébration du droit au retour sur leurs terres palestiniennes à tous ses réfugiés.
Le même jour Israël fête son indépendance, je rapelle que Sarkosy a invité Olmert en invité d'honneur en tant que premier chef d'état en visite officielle en France.
Dans le camp de réfugiés où j'habite, ils ont célébré ça à leur façon, avec juste une clé, énorme symbole du droit au retour. Il y a des clés partout ici, en poster, autour des cous, dans les musées, chez les gens. Ma propre locataire ouvre sa porte d'entrée avec une clé en fer rouillé de 150 grammes. Aussi grosse que celle en photo, enfin bon d'accord peut être pas... mais presque.
Celle en photo j'avoue, est la plus grosse au monde, elle pèse 2 tonnes, j'ai pensé appeler
les Guinness records mais j'avais ouvblié qu'ils ne viendraient pas en Palestine. Même Amnesty International ne vient pas en Palestine. Tout les habitants du camp se sont donc retrouvé devant la "porte" de leur terre, à quelques centaines de mètres du mur de séparation,
pour assister à l'élévation de la clé.
Une très émouvante matinée je dois avouer.
Je ne sais pas si elle l'a été autant que ce cours de français que j'ai donné hier matin aux enfants du centre qui partent en tournée de théâtre cet été, mais en tous, voir ces dizaines de gens, de toutes générations prendre part à un tel geste d'espoir, ça conforte.
Bien que des avions de chasse israéliens ai survolé toute la Palestine ce matin là, en faisant un maximum de bruit bien sure, l'enthousiasme était à son comble.
Je donne aussi depuis peu un cours de photo, uniquement destiné au staff du centre. Des adultes donc. Mais la vérité est que ni les adultes ni les gosses ne peuvent tenir sur un chaise plus de 25 min.
Ensuite je fais cours au tableau, ravi d'en apprendre autant de ma douce voix.

Mon séjour tire à sa fin, même s'il me reste encore quelques semaines, je pense plus à mon avenir qu'à mon boulot ici. En même temps, c'est sans doute depuis que j'ai ce nouveau mode de pensées que mon investissement à vraiment pris de la valeur. Car enfin je sais quoi donner, combien donner et surtout, comment donner. Ce qui consiste à être égoïste, autoritaire,
cynique, ponctuelle (ouais bon pas trop non plus), et déterminée. Ceci au boulot bien sure. À la maison, le contraire se verra observé, sinon c'est la chute affective et lé dépression assurée.

Je suis on my own ici désormais, les 2 volontaires d'Europe qui étaient là sont parties. Je suis donc la seule "in charge" du côté international. Elles ont été remplacées par des jeunes femmes toute fraîchement sorties de l'école. Le bon côté c'est que le centre se palestiniannise. Et je ne peux pas m'en plaindre, du moins, je ne peux pas considérer que se soit mauvais. Voire, je trouve ça très bien, il était temps.

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