Sunday, February 3, 2008

Israël ou le règne de l'utopie du bonheur raciste.




God bless Vale la reine de l'ouest !
Pour ceux qui savent pas qui est Vale, c'est mon amie de Paul Valéry, qui bosse au consulat comme attachée audiovisuel (yes please). Elle vit à Jérusalem Ouest comme vous le savez tous, Jérusalem est comme Berlin fut, une divisée. Avec ses Arabes mal traités d'un côté et ses Israëliens de l'autre. Et bien sur d'un côté le confort d'une vie on ne peut plus occidentale et de l'autre, des coupures de courant, des ordures mal ramassées, des commerces moins bien entretenus par la ville...
Mais malgré tout quand on aime sa mixité, rien de tel qu'un week end à Jérusalem pour ce requinquer. Je suis partie de Bethlehem vendredi soir, trop tard pour prendre un bus à la sortie du checkpoint. J'ai du faire du stop pour aller jusqu'en ville. C'est un bus de touriste vide qui m'a enmenée. Un gros bus moderne pour pelerins américains ou autres, comme sorti mystèriseument de derrière le checkpoint, pourtant énorme et construit de manière à faire croire que la moindre mouche ne passerait pas. Un chauffeur palestinien qui avait fini son service et qui rentrait à Jéru. Un arabe donc qui m'a parlé avec beaucoup de philosphie de la manière qu'avait Israël de traiter leur voisins palestoches (petite dédicace à Sarah de Tel Aviv). Un mur, des soldats, un moyen très efficace de faire chier le monde et de restraindre l'accès au commerce et d'empêcher les familles de prospérer.
Bethlehem est une ville qui se meurt, sinistrée, alors qu'elle a tout d'une ville d'orient magnifique, blanchie par les siècle de soleil et erodée par un temps infiniment cruel. J'ai du mal à dire que Jérusalem est magnifique, elle l'est sans aucun doute. Mais je suis jalouse de sa lumière, de son histoire et de son âme qui resiste à tout ces chambardements. Elle a une architecture et une allure qui me touchent et jamais auparavant une ville n'a comblé mes attentes d'un point de vue urbain, de cette manière. Elle ressemble a Athènes et au Caire, mais sans les quartiers d'affaires qui défigurent les cités. Sans cette misère inérente aux pays qui ont laissé le business prendre les rennes. Ni building BNP, ni tour Renault, ni aucune infrastructure suceptible de donner à la ville un air de megapôle. Combien de temps encore avant que cette dernière ne soit ruinée par l'argent, le sex, la consommation ? Aujourd'hui avec quelques expat' du consulat (mes nouvelles fréquentations, vive les Ferrero) nous avons fait un grand tour de la ville. Vallée du Silwan, juste là où est enterrée Marie, vous savez la maman de Jésus. D'ailleurs la photo juste dessus c'est Agathe devant la tombe du Christ, à Jéru donc, enfin devant le mur de l'église du Saint Sépulcre. Vous constaterez une paire de Palladium très ONGienne, mouillées, ainsi qu'une attitude légèrement crispée du au froid glacial.
Ensuite ce sont des photos de ma rue dans mon camp de réfugies préféré, ( à Bethlehem donc) aujourd'hui le jour d'après, (car mes brouillons de blog ne sont pas à jour). Voyez la lumière comme elle est merveilleuse !!!!

God bless Vale the Queen of the West!
For those unsure which is Vale is my friend of Paul Valéry, who bump at the consulate as committed Audiovisual (yes please). She lives in West Jerusalem as you all know, Jerusalem is like Berlin was a divided. With its badly treated Arabs on one side and Israelis on the other. Well on the one hand the comfort of a life could not be more western and on the other, power outages, poorly collected garbage, the shops less well maintained by the city ...
But anyway if you like its mix, there's nothing like a weekend in Jerusalem for this requinquer. I am part of Bethlehem Friday evening, too late to catch a bus at the exit of the checkpoint. I had to make the stop to go to city. It is an empty tourist bus enmenée to me. A large modern bus pilgrims to American or other, as mystèriseument out from behind the checkpoint, however huge and constructed to make us believe that any would not fly. A Palestinian driver who had finished his service and was returning to Jéru. An Arabic therefore that I talked with a lot of philosophy in the way Israel had to deal with their neighbors palestoches (small dedication to Sarah Tel Aviv). A wall, soldiers, a very effective way to the World chier restraindre and access to trade and to prevent families prosper. Bethlehem is a city that is dying, disaster, but it has everything to a city of East magnificent century bleached by the sun and erodée by an infinitely cruel. It's hard to say that Jerusalem is beautiful, it is without doubt. But I am jealous of its light, its history and its soul that resists any such upheaval. It has an architecture and speed that affect me and never before has a city filled my expectations of an urban perspective, in that way. It resembles a Athens and Cairo, but without the central business districts that disfigure cities. Without this inérente misery to those countries that have allowed the business to take the reins. Neither building BNP nor turn Renault, and no infrastructure likely to give the city an air of megapôle. How much longer before it can be ruined by money, sex, consumption? Today with some expat 'consulate (my new company, vive les Ferrero) we made a grand tour of the city. Valley Silwan, just where Mary is buried, you know the mother of Jesus. Besides the photo just below it Agathe front of the tomb of Christ, finally in front of the wall of the Church of the Holy Sepulchre. You will see a pair of very ONGienne Palladium, wet, and a slightly crispée attitude of the cold.
Second, it is a gallery of my street in my favorite refugee camp, today the following day (because my blog drafts are not up to date). See the light as it is wonderful!!

1 comment:

Unknown said...

merci agathe,
merci de nous faire partager et de rendre visible ce qui meme avec de l'imagination reste sans voix et sans images...
tes textes sont tres bien acrits, tes iamges parfaitement cadrees, ton coeur bien accroche et tes pieds peut-etre plus ancre que jamais.
you go girl! (comme disait pap)